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Chiang Mai : un peu d’histoire

Chiang Mai que l’on surnomme la « Rose du Nord » est la ville la plus importante du nord de la Thaïlande.

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Wat Chiang Man

Son nom signifie littéralement « ville nouvelle ». En effet le Roi Mengrai fonde la ville en 1296 pour créer la nouvelle capitale du Lanna, un ancien royaume asiatique constitué de cités-états. Il l’entoure de fossés et de remparts de façon à la protéger des attaques Birmanes. Ces fortifications sont encore visibles par endroit et donnent au cœur de Chiang Mai son spectaculaire plan carré.

La ville devint non seulement la capitale économique et culturelle du royaume Lanna, mais aussi le centre du Bouddhisme du nord de la Thaïlande. De nos jours on dénombre à Chiang Mai plus de 300 temples Bouddhistes, appelés « wat » en Thaï.

Après la disparition de son grand Roi, les guerres de successions se succèdent au Lanna. Les Birmans occupent le Lanna durant deux siècles à partir de 1558 et délaissent Chiang Mai. Par la suite le Roi Taskin reprend la ville en 1775. Il nomme Chao Kavila vice-roi du nord qui l’agrandit considérablement. En 1884, le Roi du Siam Rama V annexe définitivement le Lanna et scelle cette union en épousant Dara Rasmi une princesse royale de Chiang Mai.

Aujourd’hui la ville compte 160 000 habitants, son aire métropolitaine environ 1 million. La province de Chiang Mai est peuplée d’environ 1,6 millions d’habitants. C’est un pôle économique de premier choix en particulier dans le domaine de la création artisanale et du numérique.

En savoir plus
le royaume du Lanna sur Wikipedia
le Roi Mengrai sur Wikipedia

Pavillon Carré de Baudoin

Une « folie » du XVIIIe siècle…

Le Pavillon Carré de Baudoin se situe à quelques centaines de mètres du Delaunay « Un jardin à Paris ». C’est une de ces « folies » du XVIIIe siècle. Une villa à l’époque entourée d’un parc, située en dehors de Paris dans ce qui était encore le village de Belleville. Il a depuis était rattrapé par l’urbanisation dans un quartier très dense. En particulier, le percement de la rue des Pyrénées a largement amputé ce qui était alors une vaste propriété.

Nicolas Carré de Beaudoin entreprit sa construction en 1771. Il fit appel à l’architecte Pierre-Louis Moreau-Desproux maître général des bâtiments de la Ville à qui l’on doit en particulier les façades du Palais Royal sur la rue Saint-Honoré.

De style néo-palladien, le pavillon possède un rez-de-chaussée surélevé. On y accède par deux escaliers latéraux, donnant sur un péristyle fermé par un garde-corps de fer forgé. Il comporte quatre colonnes ioniques monumentales, surmontées d’une puissante architrave et d’un harmonieux fronton triangulaire.

… qui devint la propriété de familles illustres…

Bien malheureusement Nicolas Carré de Beaudoin décède en 1773, date d’achèvement de sa maison. Puis son propre successeur disparait quelques années plus tard.

C’est ainsi que la propriété est vendue à Nicolas le Bas du Plessis. C’était un écuyer, lieutenant des Gardes Françaises, régiment consacré à la protection du Roi. A la Révolution Française il est condamné comme émigré. En conséquence ses biens sont confisqués et cédés à son ancien portier, le marchand Tissot. La propriété « comptait alors un grand corps de bâtiment à deux étages, une chapelle, de grands jardins avec terrasses, serres, remises, écuries pour vingt chevaux et des volières ».

Passant de mains en mains, elle arriva en la possession de Nepthalie de Courmont. Parente par son mari des Le Bas du Plessis, elle était la tante des frères Jules et Edmond de Goncourt. Enfants, il y passaient souvent les dimanche et en donnèrent cette description :

« Oh ! le lieu enchanteur, resté dans ma pensée, et que, de crainte de désenchantement, je n’ai jamais voulu revoir depuis ! La belle maison seigneuriale du XVIIIe siècle, avec son immense salle à manger, décorée de grandes natures mortes, d’espèces de fruiteries tenues par des gorgiases flamandes, aux blondes chairs, et qui étaient bien certainement des Jordaens ; la belle maison seigneuriale, avec ses trois salons aux boiseries tourmentées, avec son grand jardin à la française, où s’élevaient deux petits temples à l’Amour, et avec son potager aux treilles à l’italienne, farouchement gardé par le vieux jardinier Germain, qui vous jetait son râteau dans les reins, quand il vous surprenait à voler des raisins ; et avec son petit parc, et au bout du parc, son bois ombreux d’arbres verts, où étaient enterrés le père et la mère de ma tante, et encore avec des dédales de communs et d’écuries ».

…et désormais consacrée aux œuvres sociales et culturelles

Par la suite, les lieux abriteront un pensionnat de jeunes filles. Puis un orphelinat pour les enfants des victimes de l’épouvantable épidémie de choléra qui fit 18 000 morts à Paris en 1832. Ainsi construit-on dans les jardins un immeuble de trois étages avec une chapelle au centre pour accueillir les petits.

En 1849 est fondé « l’Asile des petits Orphelins ». C’était un orphelinat pour les enfants des deux sexes de 7 à 13 ans dirigé par la congrégation des Sœurs de la Charité de Saint-Vincent de Paul. La Ville rachète une partie des terrains en 1864 pour le percement de la rue des Pyrénées. Néanmoins les soeurs conservent les bâtiment principaux pour continuer leurs œuvres.

Au vingtième siècle l’orphelinat devient internat scolaire de l’aide sociale à l’enfance. En 2003 la Ville de Paris rachète l’ensemble du site à la congrégation. Elle met à disposition de l’Association de Groupements Educatifs une partie des bâtiments. Le pavillon enfin rénové se transforme en lieu d’exposition et centre culturel du quartier.

En savoir plus
Pavillon Carré de Baudouin
121 rue de Ménilmontant, 75020 Paris – Métro Pelleport
Site de la Mairie de Paris

Sources
  • Jacques Hillairet « Evocation du Vieux Paris – Tome III – Les Villages« , Les Editions de Minuit – Paris, 1954.
  • « Paris charitable et bienfaisant » – Office central des oeuvres de bienfaisance – Paris 1912.
  • Edmond et Jules de Goncourt « Journal des Concourt – Mémoire de la vie Littéraire » Tome IX 1892-1895 – G. Charpentier et E. Fasquelle (Paris) – Paris, 1896.


Feu d’artifice du 14 juillet 2018

Le feu d’artifice se tiendra devant la Tour Eiffel.  Le meilleur endroit pour y assister sera le Champ-de-Mars ou sur les quais de Seine de la rive droite. On vous conseille fortement d’investir les lieux avant 20h au plus tard afin de se faire une petite place… Comme chaque année, Il sera sans doute impossible d’accéder à l’esplanade du Trocadéro.

L’Orchestre national de France donnera un grand concert lyrique au pied de la Tour Eiffel à partir de 21h15. Le spectacle pyrotechnique débutera à 23h00. Il sera réalisé cette année par le Groupe F autour du thème de l’Amour. La Tour Eiffel deviendra un gigantesque « phare de beauté éphémère » célébrant l’amour, le partage et la convivialité.

Si le spectacle est exceptionnel, il faudra encore une fois être très patient pour rentrer chez soi. Il est évidemment impossible de trouver un taxi. De plus pour éviter les accidents toutes les stations de métro des environs sont fermées au public…

Les serres du Jardin des Plantes

Le Muséum National d’Histoire Naturelle, plus connu des parisiens sous le nom de Jardin des Plantes, est un des plus beaux parcs de la capitale.

Le Jardin du roi, gravure de Frédéric Scalberge (1636).

Installé en bordure de Seine dans le Ve arrondissement et véritable poumon vert de Paris, c’est aussi un des plus anciens Jardins botaniques du monde puisque son histoire remonte à 1635, date à laquelle il fut créé par Guy de la Brosse, botaniste et médecin de Louis XIII.

Le jardin possède de magnifiques serres qui ont récemment réouvert au au public après cinq ans d’importants travaux de rénovation et de remise aux normes (la plus ancienne date de 1714), il est ainsi à nouveau possible de venir y admirer la diversité du monde végétal et l’architecture imposante de ces bâtiments classés monuments historiques.

Votre voyage commencera par le magnifique pavillon art déco construit par René Berger dans les années 1930 qui est consacré aux forêts tropicales humides. La visite se poursuit par la serre des déserts et milieux arides (déserts des USA et du Mexique, des Andes, d’Afrique du Sud, de Madagascar, du Sahara). Puis vous découvrirez la diversité de la Nouvelle-Calédonie à travers cinq milieux : la forêt humide, la forêt sèche, le maquis minier, la savane et la mangrove. Enfin, la serre de l’Histoire des plantes retrace l’évolution des plantes depuis leur sortie de l’eau, voici 430 millions d’années, jusqu’à l’apparition des fleurs.

A proximité immédiate du Jardin des Plantes, découvrez également les arènes de Lutèce, l’Institut du Monde Arabe, puis faites une pause bien méritée autour d’un délicieux thé à la menthe accompagné de pâtisseries orientales à la Grande Mosquée de Paris.

Grandes serres – Jardin des Plantes
Entrée: 47, rue Cuvier – 75005
Ouvert tous les jours sauf mardi de 10h à 18h30
Entrée 5 euros, tarif réduit 3 euros

Pour en savoir plus
Le site du Museum National d’Histoire Naturel